S3E01 “Effectivement, raconter comme ça c’est plus clair.” #storytelling

ou mon Top5 de « Pourquoi documenter ses activités Living Lab et de médiation culturelle ? »

L’écriture (re)prend une place de plus en plus conséquente dans la médiation culturelle. Ce blog en est une expression. Écrire et documenter mon activité se ranger auparavant dans deux dossiers de mon étagère : les textes pour les panneaux d’expo ou les cartels et les textes pour les rapports d’activités et bilans.

Avènement de la société de la communication et du paraître, injonction à l’omniprésence sur les médias et réseaux sociaux, infiltration progressive voire tyrannie du marketing … ?
Ou bien simple témoignage d’un mouvement de fond basé sur le partage, première expression indispensable et nécessaire à l’avénement de la “share society” ?

Loin de moi l’idée de tenter une analyse pertinente sur le sujet, juste l’envie de préciser les raisons qui me font succomber, je l’espère à juste titre, aux sirènes du storytelling. Voici donc en cinq points ce qui fait sens pour moi dans la documentation de mes projets Living Lab et de médiation culturelle. Cinq façon d’entrer en dialogue avec ses chargés de com, éditorial ou community manager.

1/ C’est quoi cette bouteille de lait ?
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Dans le domaine de la culture scientifique, c’est un peu la base : si l’on souhaite que les publics accèdent aux contenus, au thèmes scientifiques, aux fonctionnements des technologies, et bien il faut les expliquer. C’est le volet VULGARISATION de la documentation : faire comprendre le sujet dont il est question, ses enjeux et ses principes. Traditionnellement, cet objectif de vulgarisation vient parfois se substituer aux principes de médiation culturelle. Reste que tout projet nécessite de partager les connaissances qui le structurent, donner accès à l’état et l’actualité de la recherche.

2/ C’est grave si j’ai pas vu les premiers épisodes ?
I understand that reference
La documentation est aussi présente pour donner le degré d’avancement d’une démarche, le maintenir dans une ACTUALITÉ. Il est souvent rageant de ne pas savoir quels sont les développements d’un projet. Participer à l’une des étapes pour être prévenu un à deux ans plus tard de la fin de la démarche, peut s’avérer démotivant. Comprendre les initiatives en cours, donner à voir la dynamique, partager des ressources, mettre en lumière la thématique au regard d’autres projets extérieurs… Les modalités pour témoigner d’un projet en cours sont multiples et largement maitriser par les responsable de contenus éditoriaux et manager de réseaux sociaux.
Ils constituent en tant que tel des outils de médiation pour permettre à un public d’appréhender la complexité des projets participatifs.

3/ Regarder, c’est nous qu’on l’a fait !

Un bon nombre de marathons créatifs ou de plateformes fonctionnent sur la monétisation de la participation et de la créativité collective. On peut s’en offusquer, dénoncer ce principe, y voir un mode de développement économique pervers ou se réjouir que les principes de co-construction et de co-création fassent école. Reste qu’un bon moyen de se prémunir contre ces dérives est de partager les résultats d’un projet, de documenter et diffuser ce qui fait cet collectivité. Mais plus que le fait de se prémunir contre les critiques, documenter et partager les résultats de projets collaboratifs de type Living Lab, c’est CAPITALISER, témoigner de la production de connaissances dont elles font oeuvre.

4/ Sous vos applaudissements !
Christ
Les motivations pour participer à des projets sont plurielles. Être reconnu pour ses idées, ses savoirs et savoirs faire ou ses compétences est une des premières motivations. Que ce soit à vocation professionnelle – c’est à dire pour entrer dans des réseaux, rencontrer des clients ou de potentiels employeurs – ou bien dans une dynamique de développement personnel, un des moteurs de la participation est d’être valorisé par elle. Au-delà du « personal branding », dresser le portrait des participants d’un projet, témoigner de leur nature, de leur diversité et de leur complémentarité, donner à voir cette diversité, c’est aussi donner à voir le projet tout en continuant de mobiliser ceux qui assurent sa réussite.

5/ Engagez vous qu’ils disaient
HULU tv nbc scrubs clapping
Quelque soit votre engagement, vos convictions ou votre talent, convoquer des publics sur des manifestations où ils vont devoir contribuer à une démarche collective n’est pas aisé.
De plus, si l’on souhaite élargir le spectre de ces publics, et ne pas s’appuyer sur une base de participants récurrents, on alimente cette complexité. Là aussi, documenter ses projets, leur fonctionnement, leur motivation et leur résultat, donner à voir et à s’exprimer une diversité de ses participants, est un des bons outils pour RECRUTER de nouveaux participants.

Avoir ces 5 principes en tête dès la conception de ses projets, c’est aussi s’assurer de bien les mettre en oeuvre le moment venu et de compiler tous les éléments nécessaires à leur production.

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