S3E02 Un peu d’ENOLL après Noël ? #livinglab

Ou mon Top 5 de “Ce que je retiens pour 2017 des journées ENOLL de 2016” Une première version de cette article est à retrouver sur le site du Dôme. #livinglab

Alors que l’annonce vient d’être faite que les prochains Open LivingLabs Days se dérouleront à Cracovie et que la prochaine vague de labellisation ENOLL est en cours, brève synthèse en mode Top 5 d’un article plus complet pour les curieux sur le site du Dôme – Caen – Normandie, concernant ce que j’ai retenu des journées ENOLL de Montréal en août 2016.

#1/ CONVERGENCE DES LABS
Éduc Lab, Média Lab, Data Lab, Fab Lab, Living Lab, … Aujourd’hui tout est “Lab”.
Est-ce l’aveux inconscient d’une nécessité ou d’une difficulté, voire d’une incapacité,  à définir, nommer ou formaliser les nouveaux modes de gouvernance, les solutions pour sortir de la crise, pour repenser la société, l’innovation collective et le vivre ensemble ? Face à cette dynamique des Labs (fonctionnant pour certains en silo, repensant souvent dans les même termes les finalités et modes de travail ou d’innovation), on a pu noter une revendication à voir apparaître des rapprochements entre Labs. Rien d’original puisque les Living Labs relèvent d’une méthodologie, là où d’autres Labs sont davantage identifiés au travers d’une technique ou d’un savoir faire.

#2/ QUELLE PLACE POUR L’ACTION CULTURELLE ?
La démarche #livinglab repose sur la participation d’usagers/citoyens à des démarches de co-conception et de co-prototypage de nouveaux usages et services. Mais cette participation ne se décrète pas. Alors dans quelle mesure l’angle de l’action culturelle peut-il faciliter la participation de publics éloignés de démarches d’innovation ouverte ? J’ai notamment été séduit par le Wallonia e-health Living Lab qui proposait à Montréal un atelier sur le thème du handicap. À la manière d’un M. Jourdain faisant de la prose sans le savoir, le WeLL y déployait une démarche expérimentale et des outils de vulgarisation sur les handicaps abordés. Autant d’éléments en écho direct avec des pratiques traditionnelles en culture scientifique et technique.

#3/ EMPOWERMENT ET RRI
La démarche Living Lab se réclame de l’innovation ouverte (open innovation). Si cette approche est propice à l’émergence de nouveaux projets, de nouveaux produits et de nouveaux services, c’est autant, si ce n’est davantage, son caractère “ouvert” qu’innovant qui semble aujourd’hui inspirer les participants aux rencontres ENoLL. Comment permettre à une population large, aux futurs usagers et bénéficiaires des évolutions scientifiques et techniques de notre société, pourtant éloignés de leur conception et mise en oeuvre, de devenir des acteurs de ce changement ? Quels outils et démarches mettre en oeuvre pour assurer que la démarche #livinglab puisse légitimement se réclamer comme émancipatrice de la société civile ?  cette dynamqiue n’est pas sans rappeler celles à l’oeuvre dans le courant de la Recherche et Innovation Responsable (RRI) qui se définit comme « un processus transparent, interactif, par lequel les acteurs sociaux et ceux de l’innovation sont mutuellement responsables les uns envers les autres, avec le souci de l’acceptabilité (éthique), de la durabilité, et de la désirabilité sociales d’un processus innovationnel et de ses produits commercialisables (en vue de permettre des avancées scientifiques et technologiques qui soient vraiment intégrées dans notre société) ».

#4/ RÉSEAU LIVINGLAB FRANCOPHONE
Comme pour les Fab Labs, la France est le pays européen qui héberge le plus fort contingent de Living Labs. Ce n’est donc pas un hasard si la question de la Francophonie est devenue un axe stratégique. Les dernière rencontres ENOLL ont donc été l’occasion de formaliser ce réseau sous le blason de “Francophonie Living Labs”. Cette dynamique bénéficie déjà de son rendez-vous et point d’ancrage à La Cité du Desing de Saint Étienne.

5/ #openbadge
Les rencontres ENOLL étaient co-organisées par Communautique. L’un des ateliers y étaient animé par un de leur membre : Geoffroi GARON. Celui-ci nous a livré un paysage de la dynamique #openbadges très enthousiasmante. Je l’avoue le caractère “boyscout” et “gamification des badges m’a souvent tenu éloigné du concept. Mais pour le coup cette présentation m’a remis en perspective énormément de problématique posé par la démarche #livinglab : Comment témoigner d’un parcours de découverte et de formation des participants et publics d’une démarche Living Lab ? Comment valoriser la participation de chacun dans des démarches de co-construction ? Comment témoigner de l’éducation informelle et de la production de valeur dispensée au sein de notre programmation culturelle ? What if OpenBadge were more than digital doggie biscuits for the gamification of learning? Aujourd’hui la dynamique des badges me semble porter beaucoup d’éléments de réponses et de pistes de réflexions pour répondre à ces questions.

bientôt un Top 5 sur ce dernier points.

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